LE CHOLESTEROL
Qu'est-ce que le cholestérol
Le cholestérol est une graisse naturelle (lipide) indispensable à notre organisme, car c'est l'un des constituants de la paroi des cellules. La plus grande partie du cholestérol est produite par le foie, le reste étant apporté par l'alimentation. Pour circuler dans le sang, le cholestérol est lié à des transporteurs spécifiques, « les lipoprotéines ».
Il existe plusieurs types de lipoprotéines. On en retiendra deux principales, les lipoprotéines de basse densité (LDL) et les lipoprotéines de haute densité (HDL).
Les lipoprotéines de basse densité ou LDL (low density lipoprotein)
Elles véhiculent le cholestérol du foie vers toutes les cellules de l'organisme. Si les cellules sont déjà saturées en cholestérol, celui-ci va se déposer à l'intérieur de la paroi des artères. Le cholestérol transporté par les LDL (ou LDL-cholestérol) est le « mauvais » cholestérol. Il ne doit pas être présent en trop grande quantité dans le sang.
Les lipoprotéines de haute densité ou HDL (high density lipoprotein)
Elles récupèrent le cholestérol en excès dans les cellules pour le transporter vers le foie qui l'élimine dans la bile. Le cholestérol transporté par les HDL (ou HDL-cholestérol) est le « bon » cholestérol. Il joue un rôle protecteur en diminuant le risque de dépôt lipidique. Il doit être en quantité suffisante dans le sang.
Il existe un autre type de lipide présent dans le sang :les triglycérides. Ceux sont également des graisses essentiellement apportées par l'alimentation et qui constituent notre principale réserve énergétique.
Pourquoi traiter l'hypercholestérolémie ?
De nombreuses études à grande échelle, menées pendant des dizaines d'années auprès de milliers de patients, ont prouvé que la mortalité cardiovasculaire est fortement dépendante du taux de cholestérol. L'étude FRAMINGHAM (réalisée dans la ville du même nom), où toute la population a été suivie pendant 30 années, a démontré que le risque de mortalité cardiovasculaire augmente proportionnellement au taux de cholestérol sanguin.
Toute élévation de 0.1 gramme par litre du cholestérol sanguin correspond à 9 % de mortalité supplémentaire.
Comment dépister une anomalie lipidique ?
Pour dépister un excès de lipides dans le sang. Il convient de réaliser un bilan lipidique, c'est-à-dire doser dans le sang les lipides qui s'y trouvent. Un bilan lipidique peut être proposé à l'âge de 20 ans. Le bilan lipidique est réalisé dans un laboratoire d'analyses médicales, après une prise de sang faite à jeun (pas de repas dans les 12 dernières heures).
Les taux de cholestérol total et des triglycérides doivent être inférieurs à 2 g/l
Le LDL-cholestérol doit être inférieur à 1.30 g/l
A l'inverse le HDL-cholestérol ne doit pas être trop bas. Sa valeur doit être supérieur à 0.35 g /l
Comment traiter une hypercholestérolémie ?
la diminution du cholestérol sanguin peut être obtenue :
- en adoptant de bonnes habitudes d'hygiène de vie (conseils diététiques et exercice physique) qui devront être maintenues
- dans un deuxième temps, si nécessaire, grâce à des médicaments appropriés prescrits par votre médecin.
Le rôle du régime
Le régime constitue la première étape du traitement en cas d'hypercholestérolémie, et doit être poursuivi même si un traitement médicamenteux est ajouté par la suite.
Le régime, quand il est bien suivi, permet bien souvent à lui tout seul de diminuer les taux de cholestérol sanguin de 10 à 15 %.
Plutôt que d'envisager ce régime comme une restriction drastique de certains aliments, mieux vaut le considérer comme une nouvelle façon de s'alimenter.
La correction d'un excès de poids peut s'avérer nécessaire plus particulièrement dans le cas où des anomalies des taux de cholestérol et des triglycérides sont associées.
Une alimentation saine peut aussi être synonyme de plaisir.
Voici quelques règles simples qui peuvent vous servir de base pour modifier durablement votre alimentation. Néanmoins, un régime parfaitement adapté à votre situation personnelle pourra vous être proposé par une diététicienne.
- Réduire de manière importante la consommation de graisses saturées d'origine animale (viande rouge, fromage, charcuterie...) et l'apport de cholestérol alimentaire (oeufs...).
- Eviter la consommation de graisses saturées particulièrement néfastes, présentes dans les beignets, de nombreuses huiles de cuisson tropicales (huile de coco, huile de palme...)
- Privilégier la consommation d'huiles riches en graisses poly-insaturées (huile de tournesol) et mono-insaturées (huile d'olive).
- Privilégier le poisson comme source de protéines animales.
- Augmenter la proportion de fruits et de légumes consommés.
Le rôle des médicaments
Quand le régime seul au bout de 3 à 6 mois ne permet pas d'améliorer suffisamment le bilan lipidique et en particulier de réduire le taux de cholestérol sanguin de « mauvais » cholestérol, il faut y ajouter un traitement médicamenteux.
Ces médicaments agissent en freinant la fabrication du cholestérol par le foie et pour certains en empêchant l'absorption du cholestérol alimentaire. Ceci se traduit par une diminution du taux de cholestérol et évite son accumulation dans la paroi des artères sous formes de plaques susceptibles de provoquer un accident cardiovasculaire.
